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Ce centre de ressources est un espace vivant, en construction permanente.
Plutôt qu’une bibliothèque exhaustive, il se veut un point d’appui pour celles et ceux qui souhaitent transformer en profondeur leurs pratiques philanthropiques.
Certaines sections sont encore en cours d’enrichissement, mais nous avons choisi de partager dès maintenant l’ensemble de son chemin de fer, pour en offrir une vision d’ensemble.
Cet article introduit de façon claire ce que sont un système, la pensée systémique et les implications concrètes d’une approche systémique en philanthropie. Il permet de comprendre pourquoi changer un système, ce n’est pas seulement résoudre un problème isolé, mais transformer les logiques qui le structurent. Une lecture utile pour aborder l’ensemble des ressources du centre avec les bonnes clés.
Ce centre est en lui-même une ressource : il éclaire, étape par étape, les leviers de philanthropie systémique identifiés par l’Initiative collective Racines. Le troisième niveau s’appuie sur des ressources externes, et nous vous invitons à explorer autant ces contenus que la structure du centre de ressources, qui en offre une clé de lecture.
La confiance est une condition essentielle pour agir ensemble dans la durée, oser expérimenter et faire place à la complexité. Mais elle ne se décrète pas. Elle se construit pas à pas, dans la clarté des rôles, la reconnaissance des savoirs, le respect mutuel et la qualité des liens humains.
Dans un contexte incertain, les logiques de court terme et les financements fragmentés ne tiennent plus. Cela implique de repenser en profondeur les modalités de recherche de projets, de financement, de suivi et d'évaluation. Il s'agit moins de piloter que d'accompagner, moins de contrôler que de soutenir. Redéfinir les règles, c'est créer un cadre plus fluide, plus juste, plus ajusté, qui permette aux initiatives de se déployer dans la durée et de faire émerger des transformations systémiques.
Changer durablement les choses demande de ne plus penser en silos, mais en systèmes. Cela suppose d'observer les interdépendances, d'identifier les points d'appui pour agir, et de reconnaître que toute intervention, même bien intentionnée, produit des effets attendus… et d'autres, plus inattendus. Agir en système, c'est aussi assumer sa part de responsabilité, trouver sa juste place, renforcer les coopérations et soutenir les dynamiques collectives qui font levier dans la durée.
Pour contribuer à un changement systémique, les organisations philanthropiques sont invitées à faire elles aussi un chemin de transformation. Cela implique de s'observer avec lucidité, de revoir certaines postures, et d'ajuster leurs modes de fonctionnement internes. Ce travail n'est pas accessoire : il est le socle qui permet d'incarner, en actes, les valeurs portées à l'extérieur. En se rendant plus apprenantes, plus cohérentes et plus inclusives, les fondations renforcent leur capacité à coopérer, à expérimenter et à faire alliance durablement.
Dans une logique de faire ensemble, chaque partie prenante a un rôle à jouer. Cela suppose de sortir de la relation hiérarchique entre celui qui donne et celui qui reçoit.
La confiance se construit dans la durée et à travers des interactions concrètes. Aller sur le terrain, croiser les regards, créer des espaces de dialogue informels : autant de façons d'ancrer la relation dans la réalité. Cela suppose de penser le soutien dans le temps long, en phase avec les temporalités du changement social.
Agir pour le changement implique d'agir avec celles et ceux qui vivent les situations que l'on cherche à transformer. Les personnes concernées doivent être parties prenantes des réflexions, des décisions et des projets. Travailler à partir de ce qui est vécu permet de faire émerger des solutions plus adaptées, plus ancrées et plus transformatrices.
Derrière chaque projet, il y a des équipes, des personnes, tensions, des vulnérabilités. Soutenir la capacité d'agir des organisations, c'est aussi leur permettre de prendre soin de leurs ressources humaines : consolider les compétences, renforcer la structure, préserver la santé physique et mentale. Une condition souvent invisible mais indispensable à la transformation.
Comment détecter les initiatives réellement transformatrices ? Les appels à projets classiques montrent leurs limites : ils créent une concurrence entre associations, épuisent les équipes et formatent les financements, au risque d'étouffer l'initiative. Repenser ces modalités, c'est ouvrir l'accès au soutien à une plus grande diversité d'acteurs, en s'appuyant sur des démarches de veille, d'écoute et de repérage proactif, et en adaptant ses critères à des approches systémiques, contextualisées et émergentes.
Les projets de transformation ont besoin de temps, de sécurité et de souplesse. Passer à des financements pluriannuels et structurels, capables de soutenir à la fois la stabilité des organisations et leur capacité d'expérimentation, est un levier clé. Cela signifie aussi articuler le court terme et le long terme, répondre aux urgences sans perdre de vue les dynamiques profondes à faire advenir.
L'accompagnement est un soutien précieux à condition qu'il réponde aux réalités des projets, des structures et des personnes qui les portent. Il peut contribuer à renforcer la résilience, à créer des espaces de réflexion et à nourrir les compétences. Encore faut-il qu'il soit pertinent, co-construit, et centré sur les besoins exprimés plutôt qu'imposés.
Le suivi ne devrait pas être vécu comme un contrôle, mais comme un levier de compréhension mutuelle et d'amélioration continue. En repensant les formes de reporting, on peut alléger les contraintes administratives, mieux valoriser les apprentissages et ouvrir des espaces de dialogue. Cette approche permet aussi de mieux identifier les effets de bord des projets et d'en faire une source d'analyse et de progrès partagé.
Dans une approche systémique, ce qui compte ne se mesure pas toujours facilement. Repenser l'impact, c'est déplacer le regard : mettre en valeur les dynamiques collectives, les bifurcations, les apprentissages, les changements de culture. C'est aussi construire des démarches d'évaluation participatives et souples, adaptées à la complexité du réel.
Agir efficacement demande de comprendre les systèmes dans lesquels on s'inscrit : leurs acteurs, leurs logiques, leurs tensions. Cela permet de mieux situer son action, d'identifier les leviers de transformation et d'adopter une posture adaptée : ni surplombante, ni effacée, mais utile et lucide dans un écosystème complexe.
Dans un système, tout impact se propage. Certaines conséquences sont visibles, d'autres plus discrètes mais tout aussi structurantes. Savoir reconnaître les effets de bord, les mettre en discussion et les intégrer dans l'analyse permet de renforcer la pertinence des actions et d'éviter les angles morts.
Aucune organisation n'a, seule, la capacité d'agir sur la complexité. Soutenir les coalitions, les rapprochements et les dynamiques collectives pluridisciplinaires, c'est renforcer la puissance d'agir à plusieurs, créer de l'intelligence collective et faire émerger de nouvelles alliances durables au service du bien commun.
Certaines actions, souvent peu visibles, ont pourtant un fort potentiel de transformation : recherche, ingénierie, expérimentation, plaidoyer ou encore travail sur les imaginaires. Mieux les reconnaître et les financer, c'est renforcer les conditions de changement en profondeur, accepter l'incertitude et soutenir des formes d'innovation qui bousculent les cadres existants.
Une dynamique vivante passe aussi par la capacité à fermer des cycles, à transmettre, à se retirer ou à passer la main. Soutenir ces moments de transition, souvent peu valorisés, est essentiel pour éviter les ruptures brutales, consolider les acquis et favoriser de nouvelles émergences dans les écosystèmes.
Être une organisation apprenante, c'est accepter de se questionner en continu : sur ses repères, ses méthodes, ses angles morts. Cela suppose de cultiver une culture de la réflexivité, de diffuser une compréhension partagée des enjeux systémiques, de créer des espaces d'analyse des pratiques et de tirer collectivement les enseignements des effets produits, attendus comme inattendus.
Les changements profonds se construisent aussi en interne, dans la qualité du dialogue entre gouvernance et équipe. Travailler à un meilleur alignement stratégique, diversifier les profils, faire circuler la parole et les responsabilités, permet d'enrichir les points de vue, de fluidifier les prises de décision et de donner du sens aux engagements collectifs.